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Il la perçoit comme un élément de stabilité parmi le nombre plus ou moins élevé de réalisations langagières potentiellement possibles pour un acte de parole. Ce dernier étant lié à la situation de communication entendue au sens large, il n’est pas aisé, ni d’ailleurs souhaitable de proposer un inventaire exhaustif que l’apprenant apprendrait par cœur.
“L’enseignant de la langue française, conscient de ces limites mais aussi de la nécessité de prendre appui sur ce qui lui semble le plus stable dans la langue, intègre la grammaire dans son programme de cours. Il reste cependant à déterminer dans quelle proportion”.
Au vue de ces résultats, il ne faudrait pas que la grammaire prenne une trop grande place en classe de la langue française pour les étudiants persans.
À trop vouloir répondre aux attentes des apprenants, “les enseignants risquent de tomber dans le piège d’une focalisation excessive sur la grammaire, alors que celle-ci ne garantit pas nécessairement une bonne compétence communicative orale et/ou écrite en français”.
2-3-1-2.La présentation de la grammaire en classe
“Dans la classe de la langue étrangère, le cours de grammaire s’organise autour d’un mélange de grammaire traditionnelle et notionnelle-fonctionnelle, la grammaire textuelle n’est pas pratiquée”.
Ce constat révèle qu’une démarche issue de l’approche communicative, fondée sur le sens, est entrée dans la classe de langue française pour les étudiants persans, soit par le biais des lectures en didactique, soit par la formation initiale ou continue.
La grammaire n’a peut-être pas été réintroduite en classe sous son aspect le plus traditionnel. “Un amalgame est nécessaire pour proposer à l’apprenant des procédures lui permettant d’acquérir un réel savoir” et surtout un savoir-faire en français.
Cette association entre deux types de grammaire devrait logiquement conduire à des pratiques de classe rénovées qui accordent davantage de place à l’expression en situation. La grammaire traditionnelle serait très présente dans l’enseignement du français pour les étudiants persans.
Cette empreinte traditionnelle toujours prégnante dans les pratiques d’enseignement se retrouve logiquement dans le métalangage. Les enseignants admettent faire usage d’une terminologie traditionnelle. Par contre, “un tiers d’entre eux précise utiliser le métalangage le plus simple possible”.
Ce souci est le reflet d’une préoccupation. les enseignants de la langue française craignent de ne pas être compris par leurs élèves persans, et sont donc contraints à une simplification maximale. En effet, dans la classe de français comme une langue étrangère, il semble à peu près reconnu par tous que les procédures explicatives doivent être adaptées à ce public spécifique, et elles diffèrent par conséquent de celles destinées à des locuteurs natifs.
Les enseignants de la langue française sont constamment partagés entre ce qu’ils connaissent et maîtrisent le mieux, à savoir la grammaire traditionnelle, et le souci permanent de s’adapter à leurs élèves.
Enseigner la grammaire dans la classe de française comme une langue étrangère ne peut se résumer à un cours de linguistique. Il s’agit avant tout de reformuler un savoir adapté aux besoins et aux capacités de l’apprenant de sorte que l’explication proposée ne soit pas plus complexe que le point étudié.
Toutefois, “la simplification métalinguistique ne doit pas provoquer un simplisme et un manque de rigueur à la fois réducteurs ou caricaturaux, conduisant l’apprenant à une impasse”.
Afin de contourner les difficultés liées à l’usage d’un métalangage trop traditionnel, les enseignants auraient pu proposer une démarche inductive. Dans ce cas, les exemples contextualisés permettent aux apprenants persans d’élaborer leurs propres règles. Or, la pratique de la grammaire inductive demeure minoritaire: les deux tiers des enseignants lui préfèrent la démarche déductive.
Les enseignants de la langue française savent définir et caractériser leurs démarches tant d’un point de vue synthétique qu’analytique.
Les enseignants de la langue française passent par un réemploi en production et font découvrir une forme en contexte, puis de vérifier si l’apprenant l’a effectivement intégrée dans son système intériorisé démontre que la grammaire ne peut désormais être considérée comme une composante linguistique pouvant fonctionner seule.
“La situation de communication fait partie intégrante du processus d’apprentissage de la grammaire”. Les enseignants reconnaissent le lien étroit entre les deux, “la situation de communication sert à introduire le point puis à le réinvestir”.
Entre un point de grammaire introduit dans un document et son réinvestissement dans une production guidée tend vers l’authentique, les enseignants de la langue française pour les persans ne se contentent pas de dicter des règles, ils font également réfléchir les apprenants sur les formes à partir d’un corpus.
La grammaire n’apparaît plus désormais comme la composante linguistique sur laquelle seul l’enseignant possède un savoir qu’il doit transmettre. Il devient un médiateur pour l’apprentissage.
L’apprenant de la langue et la grammaire de français est considéré comme un être intelligent qui sait réfléchir sur la langue français et qui s’exprime.
Pour l’enseignant, “solliciter la réflexion de l’apprenant est un moyen de s’assurer de ce qui est compris. Cette manière de procéder présente une alternative à l’emploi du métalangage traditionnel, ce dernier n’étant pas absolument transparent et universel”.
Les enseignants de la langue française pour les étudiants persans acceptent de sortir de leur rôle de détenteur du savoir linguistique pour aller vers le savoir partagé. De plus, ils considèrent qu’une règle est mieux intégrée par l’apprenant lorsqu’il a réfléchi sur un corpus et participé à son élaboration, même s’ils procèdent ensuite eux-mêmes à une reformulation.
Lorsque l’on parle de grammaire, les exercices visent à mettre en application la règle pour systématiser les formes et mesurer la compréhension. Dans un premier temps, il s’agit d’exercices de simple manipulation, non contextualisés, des formes linguistiques.
Les démarches sont plus ou moins détaillées, ce qui signifie que pour chacun faire de la grammaire en classe de langue étrangère, spécialement la langue française renvoie à des réalités différentes. Toutefois, la règle énoncée par les apprenants ou les enseignants est un passage obligé.
Et la notion de règle grammaticale en classe de français pour les persans, ne doit pas être interprétée comme l’équivalent de règles pour le français langue maternelle.
Les enseignants de la langue française pour les persans avancent de manière très progressive et donnent la règle approximative rectifiable, ou une partie de la règle.